Diversification alimentaire

La diversification alimentaire est un moment très attendu, celui de partager les mets qui nous font tant plaisir. Mais c’est aussi source de stress pour certains. 

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ? 

Quelles peuvent être les conséquences si l’on ne suit pas exactement les recommandations ? 

Quelles quantités proposer ? 

Je vais tenter de répondre aux questions qui me sont posées le plus souvent.

Quand démarrer la diversification alimentaire ?

Avant c’était à 3 mois, ensuite à 6mois. Et aujourd’hui ? C’est écrit dans le carnet de santé et partout sur internet : entre 4 et 6 mois vous pouvez commencer la diversification alimentaire. 

Pourquoi cette période ? Parce qu’on s’est rendu compte que cela pouvait favoriser la tolérance alimentaire et donc limiter le risque d’allergie (1). 

Comment choisir le bon moment entre 4 et 6 mois ? En observant votre enfant et en vous adaptant. Plusieurs critères peuvent être pris en compte comme la capacité à attraper un objet ou la capacité à rester dans une position permettant de manger à la cuillère. Mais c’est avant tout l’instinct de parent et les tests qui vous permettront de savoir que c’est le bon moment. Pas de panique, vous ne pouvez pas commettre de graves erreurs. Au pire vous devrez nettoyer la purée recrachée !

Dans quel ordre introduire les aliments ?

S’il faut respecter l’âge d’introduction des aliments (illustré dans le carnet de santé), il n’y a pas d’ordre précis parmi les aliments autorisés. Vous entendrez parfois qu’il faut éviter de commencer par les fruits et préférer les légumes. Cette recommandation repose sur l’idée que les enfants pourraient s’habituer au goût sucré et refuser les légumes ensuite. Cela n’est pas vérifié ! Alors … Faites vous plaisir.

Dans le tableau ci-dessous, vous trouverez toutes les informations pour savoir quand introduire quel aliment. Il s’agit de la reproduction de celui présent dans le carnet de santé. Bien sûr il s’agit de repères. Un repère ce n’est pas une règle à suivre à la lettre, c’est un moyen de s’orienter, de se retrouver. C’est à dire que vous pouvez adapter ces recommandations en fonction de votre enfant : selon sa capacité de mastication, de déglutition et sa tolérance digestive.

Une précision concernant les produits laitiers : il est recommandé de consommer des laitages pasteurisés les deux premières années. 

 

Diversification alimentaire

Des allergies alimentaires dans la famille ?

Si des membres de la famille présentent des allergies alimentaires (arachides, blé, œuf, etc.), il est préférable d’en parler au pédiatre de votre enfant AVANT de démarrer la diversification alimentaire.

La diversification alimentaire menée par l'enfant (DME)

On entend beaucoup parler depuis quelques années et cela semble formidable. Une approche plus respectueuse du développement de l’enfant … En quelques mots, cette méthode de diversification alimentaire consiste à laisser l’enfant manger seul avec ses mains (attention, parents précieux s’abstenir !). Pour cela l’enfant doit être autonome (pour apporter les aliments à sa bouche seul) et il faut lui proposer des morceaux tendres qu’il ne pourra pas avaler en une fois (et oui, il faut rester prudent).

Personnellement j’étais très intéressée par cette méthode, mais j’ai découvert que ni les crèches ni les assistantes maternelles ne peuvent conduire ce mode de diversification alimentaire. On peut entendre que les deux méthodes de diversification alimentaire (DME et à la cuillère) ne peuvent être appliquées ensemble. Pourtant j’ai reçu de récents témoignages expliquant le contraire. Alors à vous de choisir !

Vous trouverez ici des informations pour mieux comprendre l’application de cette méthode.

Mes 5 conseils

  1. Suivez le rythme de votre enfant, s’il regarde ce que vous mangez et ouvre la bouche lorsque vous lui proposez de goûter, alors il est certainement près pour entamer la diversification alimentaire. S’il tourne la tête et pince les lèvres, alors …
  2. Vous trouverez des repères de quantité dans cet article et ailleurs. Si votre enfant mange moins ou plus, faites-lui confiance, il sait bien mieux que vous et moi ce dont il a besoin !
  3. Pour l’introduction de chaque aliment, démarrez par une cuillère à café, puis deux le lendemain, puis trois et ainsi de suite. Jusqu’à vous approchez des quantités recommandées.
  4. Je vous invite à diversifier repas par repas. C’est à dire de démarrer la diversification alimentaire au déjeuner, puis au goûter et enfin au dîner. Dans les menus que je vous propose ci-dessous, j’ai démarrer la diversification du goûter avant de finir celle du déjeuner. Voilà un bon exemple pour vous montrer que l’on peut faire un peu comme on veut 🙂 
  5. Faites-vous plaisir, c’est un moment de partage. Manger doit être agréable et pas une source de stress. Votre enfant n’a pas faim ? Il ne mourra pas parce qu’il a sauté un repas, pas de panique !! Il mangera mieux les jours suivant. Il arrive que des enfants mangent très bien pendant trois jours, puis boudent les repas pendant trois autres jours et ainsi de suite … C’est leur rythme et nous, nous suivons !

Menu de diversification alimentaire

Je vous ai préparé des menus, ou plutôt des plans alimentaires. Il ne s’agit pas de les suivre à la lettre ! C’est une proposition pour vous accompagner dans l’évolution de la diversification alimentaire. Vous pouvez trouver sur la toile d’autres menus, composés différemment mais qui respecte l’ordre d’introduction des aliments.

Références

  1. Dupont, C. (2005). La diversification alimentaire. Cahiers de nutrition et de diététique40(5), 250-253.

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