Syndrome de l’intestin irritable

Syndrome de l'intestin irritable (SII)

Physiopathologie

La littérature scientifique nous apprend que la physiopathologie du SII s’explique  ainsi : l’axe cerveau-intestin est sous l’influence du microbiote intestinal et de la sécrétion locale de sérotonine. Cela contribue à l’hypersensibilité des viscères abdominales et aux troubles du transit. (1)

La communauté médical recommande de ne pas multiplier les examens complémentaires et de favoriser un diagnostic clinique positif à partir du ROME IV.

Actuellement le régime pauvres en FODMAP donne des résultats incontestables. La composante alimentaire permet d’apaiser les symptômes du syndrome de l’intestin irritable.

Les FODMAP, qui sont-ils ?

FODMAP est un acronyme pour :

F = Fermentescibles (rapidement fermentés par les bactéries du côlon)
O = Oligosaccharides (fructanes et galacto-oligosaccharides ou GOS)
D = Disaccharides (lactose)
M = Monosaccharides (fructose en excès du glucose)
A = And(et)
P = Polyols (sorbitol, mannitol, xylitol et maltitol).

On les trouve un peu partout dans l’alimentation. Il s’agit de sucres, de fibres alimentaires (glucides) et de polyols.

Particularités des FODMAP :

  • Ils sont difficilement absorbés par l’intestin et passent directement dans le colon.
  • Ils sont de petites molécules consommées à des doses concentrées
  • Ils servent à nourrir les bactéries (la flore, le microbiote) du colon

Régime pauvre en FODMAP

Ce régime diminue l’apport alimentaire en différents sucres faiblement absorbés et fermentescibles que l’on trouve le plus souvent dans certains fruits ou légumes.

Il consiste à éliminer les principales sources de FODMAP pendant 2 à 4 semaines ou jusqu’à ce qu’il y ait une
diminution marquée des symptômes gastro-intestinaux (jusqu’à 2 mois). À partir de deux semaines, dès que l’on retourve un confort digestif, il convient de débuter les tests de consommation.

Les recettes pauvres en FODMAP sont nombreuses et variées.

Réintroduction

La réintroduction est une étape essentielle du régime. Le retrait d’une quantité significative d’aliments entraîne une diminution de l’apport en certains nutriments, indispensables à la santé.

On peut craindre le retour des symptômes du SII, ce qui peut freiner la réintroduction. Pourtant cette étape est cruciale pour identifier les aliments et les quantités supportés.

On réintroduit un groupe d’aliments à la fois et par semaine.

Bibliographie

  1. Duboc, H., Dior, M., & Coffin, B. (2016). Le syndrome de l’intestin irritable: nouvelles pistes physiopathologiques et conséquences pratiques. La Revue de Médecine Interne37(8), 536-543.

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